Publicité en ligne : il faut repartir de zéro pour Marc Pritchard, le boss des marques chez Procter & Gamble

Marc Pritchard, le directeur des marques de Procter & Gamble (Gillette, Pampers, Duracell…) n’est pas Hamlet, mais on a presque entendu dans sa bouche la fameuse tirade du personnage shakespearien, « Il y a quelque chose de pourri au Royaume de la publicité en ligne. »

Pritchard s’exprimait devant ses pairs (les pairs du royaume de la publicité) à la conférence annuelle des annonceurs publicitaires et il a donc eu ces mots dignes du dramaturge anglais : « Le problème est que la plupart des plateformes sociales n’ont pas été conçues à l’origine pour la publicité. Elles étaient pensées pour faciliter la communication et la liberté d’expression. Et puis on s’est tous jeté dessus avec l’objectif de tirer parti de l’audience. Et finalement ça fait des années qu’on essaye de trouver les bons formats publicitaires, qu’on essaye d’améliorer les standards, mais ça ne fonctionne pas vraiment. »

Alors, on fait quoi Marc ? En matière de publicité en ligne, il faut repartir de zéro, selon Pritchard. Ça ne sert à rien de raccommoder sans cesse l’existant, explique-t-il. « J’aimerais proposer une nouvelle approche. Il est temps de mettre nos cerveaux en marche pour concevoir un écosystème qui intègre dès le départ les notions de qualité, respect, transparence, confidentialité et contrôle. »

Marc Pritchard se fait même gentiment menaçant, « on a été indulgent pendant trop longtemps. On ne peut plus accepter que nos marques soient associés à des contenus odieux et violents, ou a des drogues illégales. »

Publicitaires de tous les pays, prenez-vous en main et participez à la création d’un univers médiatique plus sain pour retrouver la confiance des consommateur, conclut Pritchard dans une tirade plus révolutionnaire que shakespearienne.